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La santé mentale, définie comme l’état d’équilibre psychique d’une personne à un moment donné, s’apprécie entre autre à l’aide des éléments suivants : le niveau de bien-être subjectif, l’exerce des capacités mentales et la qualité des relations avec le milieu.
La santé mentale résulte d’interaction entre des facteurs biologiques, psychologiques et contextuels. Ces facteurs sont en évolution constante et s’intègrent de façon dynamique chez la personne.
La santé mentale est liée tant aux valeurs collectives d’un milieu donné qu’aux valeurs propres à chaque personne. Elle est influencée par des conditions multiples et interdépendantes comme les conditions économiques, sociales, culturelles, environnementales et politiques.
LES MALADIES MENTALES (il y en a 3) :
1. La dépression :
Les symptômes dépressifs sont : la tristesse, la perte d’intérêt ou de plaisir. Les principaux troubles dépressifs sont :
- La dépression majeure : la personne présente des symptômes dépressifs la plupart du temps durant au moins deux semaines.
- La dystimie : durant au moins deux ans, la personne est d’humeur dépressive une journée sur deux.
2. La bipolarité :
Elle implique à la fois des symptômes dépressifs et des symptômes maniaques (sentiment d’excitation et d’euphorie). Les principaux troubles bipolaires sont :
- Bipolarité I : comprend le plus souvent des longues périodes de manie, au moins une semaine espacée de longues périodes de dépression au moins 2 semaines et vice versa. Soit : dépression avec manie ou mixte.
- Bipolarité II : comprend au minimum un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif majeur, mais jamais d’épisode maniaque extrême ni de cyclothymie. Soit : dépression avec hypomanie.
- Cyclothymie : durant au moins deux ans, la personne vit de nombreuses périodes où elle présente des symptômes dépressifs et maniaques, mais le degré est moins sévère que dans la bipolarité I et II.
3. La schizophrénie :
Elle est caractérisée par des troubles graves de la pensée, se traduisant par les symptômes suivants : hallucination, idées délirantes, confusion, désorientation et comportements bizarres, associés à un dysfonctionnement social et professionnel. On distingue cinq sous types :
1. Type catatonique caractérisé par la prédominance des troubles psychomoteurs (immobilité motrice, mutisme, maniérisme, maintien de position bizarre écholalie, échopraxie). La catatonie peut évoluer vers des formes extrêmes, un état de stupeur ou d’agitation catatonique, qui risque de mettre en danger le sujet et l’entourage.
2. Type désorganisé caractérisé par la prédominance d’un discours et d’un comportement désorganisé, les affects sont émoussés ou inappropriés. Les rires immotivés, le caractère incohérent du discours, les grimaces, une certaine puérilité caractérisent le comportement.
3. Type paranoïde caractérisé par la prédominance des idées délirantes ou des hallucinations. Les thèmes des idées délirantes sont principalement des thèmes de persécution (ex. : il est recherché par la police, suivi par un voisin, sa nourriture est empoisonnée). Il peut dans certains cas obéir à des injonctions délirantes.
4. Type indifférencié correspond aux critères généraux de la schizophrénie mais ne répond pas aux critères des sous types. La symptomatologie est plus discrète, par exemple, vécu délirant ou hallucinatoire associé à un déclin social ou professionnel.
5. Type résiduel caractérisé par la prédominance des symptômes de la phase résiduelle, marquée par le retrait, l’isolement, l’émoussememt affectif, la pauvreté du discours, la bizarrerie du comportement et une pensée illogique.
LES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ (il y en a 10 et se divisent en 3 groupes) :
Nous avons probablement tous un ou quelques traits de personnalité qu’il serait avantageux de modifier. Dans le trouble de personnalité, certains traits sont vraiment rigides et envahissants. Ils amènent de la souffrance à la personne et son entourage ou nuisent véritablement à l’adaptation et au fonctionnement dans diverses situations. La personnalité se constitue tout au long de l’enfance ou de l’adolescence et dont on peut trouver les traits, tout au long de l’existence, de comportements observables inadaptés et répétitifs.
GROUPE A (bizarrerie et excentricité)
1. La personnalité paranoïaque caractérisée par une méfiance soupçonneuse envers les autres dont les intentions sont interprétées comme malveillantes ;
2. la personnalité schizoïde caractérisée par un détachement des relations sociales et une restriction de la variété des expressions émotionnelles ;
3. la personnalité schizothipique caractérisée par des compétences réduites dans les relations avec les proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles et des conduites excentriques ;
GROUPE B (dramatique, émotionnel et changeant)
4. la personnalité antisociale ou psychopatique caractérisée par un mépris et une transgression des droits d’autrui ;
5. la personnalité limite ou borderline caractérisée par une impulsivité marquée et une instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects.
Ce trouble est souvent passablement sévère ;
6. la personnalité histrionique ou hystérique caractérisée par des réponses émotionnelles excessives et une quête d’attention constante ;
7. la personnalité narcissique caractérisée par des fantaisies ou des comportements grandioses, un besoin d’être admiré et un manque d’empathie ;
GROUPE C (anxiété et crainte)
8. la personnalité évitante caractérisée par une inhibition sociale, par des sentiments de ne pas être à la hauteur, une hypersensibilité ou jugement négatif d’autrui ;
9. la personnalité dépendante caractérisée par un comportement soumis et «collant» lié à un besoin excessif d’être pris en charge qui apparaît au début de l’âge adulte ;
10. la personnalité obsessionnelle compulsive caractérisée par des préoccupations par l’ordre, la perfection et le contrôle.
LES AUTRE1. S TROUBLES (il y en a 9) :
Les troubles anxieux :
Le trouble de panique avec agoraphobie, le trouble de panique sans agoraphobie, l’agoraphobie sans antécédent de trouble de panique, la phobie spécifique, la phobie sociale, le trouble obsessionnel compulsif (TOC), l’état de stress post-traumatique, l’état de stress aigu, l’anxiété généralisée et les troubles anxieux dus à une affection médicale générale ou induits par une substance.
2. Les troubles somatoformes :
La somatisation, la conversion, le trouble douloureux, l’hypocondrie et la peur d’une dysmorphie corporelle. Ces troubles sont caractérisés par la présence de symptômes physiques qui ne peuvent s’expliquer complètement par une affection médicale générale.
3. Les troubles factices :
Production ou feinte intentionnelle de signes ou de symptômes physiques ou psychologique. La motivation du comportement est de jouer le rôle de malade.
4. Les troubles dissociatifs :
Amnésie dissociative, fugue dissociative, trouble dissociatif de l’identité, trouble de dépersonnalisation et trouble dissociatif non spécifié.
5. Les troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle :
Dysfonctions sexuelles ;
Troubles du désir sexuel, troubles de l’excitation sexuelle, troubles de l’orgasme et troubles sexuels avec douleur ;
Paraphilies ;
Exhibitionnisme, fétichisme, frotteurisme, pédophilie, sadisme sexuel et voyeurisme.
6. Les troubles de conduites alimentaires :
Anorexie mentale et boulimie.
7. Les troubles du sommeil :
Insomnie primaire, hypersomnie primaire, narcolepsie, trouble du sommeil lié à la respiration, trouble du sommeil lié au rythme circadien, dyssomnie non spécifiée, cauchemars, terreurs nocturnes et parasomnie.
8. Les troubles du contrôle des impulsions :
Trouble explosif intermittent, kleptomanie, pyromanie, jeu pathologique et trichotillomanie.
9. Les troubles de l’adaptation :
Apparition de symptômes dans les registres émotionnels et comportementaux, en réaction à un ou plusieurs facteurs de stress au cours des trois mois suivant la survenue de celui-ci.